le déjeuner en fourrure

Meret Oppenheim est une femme peintre surréaliste suisse, née le 6 octobre 1913 à Berlin, décédée le 15 novembre 1985 à Bâle.

Meret Oppenheim naît d’un père allemand d’une mère suisse. Elle quitte l’école à dix-sept ans pour apprendre la peinture. En 1932, elle se rend à Paris où elle fréquente irrégulièrement l’Académie de la Grande-Chaumière. En 1933, Alberto Giacometti et Jean Arp l’invitent à exposer au «Salon des surindépendants» avec les surréalistes.
Elle fait la connaissance d’André Breton et se lie d’amitié avec Max Ernst et Man Ray. Ce dernier la photographie à plusieurs reprises. En 1936, Meret réalise pour l’exposition surréaliste son fameux objet, Le Déjeuner en fourrure, une tasse et sa soucoupe recouvertes de fourrure. Alfred Barr, directeur du Museum of Modern Art de New York achète dans le courant de l’année cette pièce qui est devenue un des emblèmes du surréalisme. En 1937, Meret retourne à Bâle où elle a passé une partie de son enfance.
Après son mariage avec Wolfgang La Roche, elle s’installe à Berne. En 1954, elle se remet à travailler après dix-huit ans d’inactivité artistique. Deux ans plus tard, elle dessine les costumes et les masques pour la pièce de Picasso Le Désir attrapé par la queue, mise en scène par Daniel Spoerri. En 1959, elle organise à Berne la désormais fameuse Fête du printemps, présentée sur le corps d’une femme nue.
En 1984 Meret collabore à la revue d’art TROU Nr. 4 avec son travail d’étude sur la fontaine de la Waisenhausplatz à Berne; pour l’édition de tête de ce numéro de TROU (100 exemplaires, épuisés), elle a créé la fameuse estampe représentant sa propre main. Dans le même volume de TROU on trouve des créations de Rolf Iseli, Max Kohler, Beat Brechbühl et Daniel Schmid. (www.trou.ch)
Elle meurt en 1985 à Berne, alors qu’une controverse est suscitée par la fontaine que la Ville de Berne a commandée à Meret Oppenheim et qui ne plaît pas à tous ses habitants.
Le monde surréel de l’imagination
Rétrospective
Meret Oppenheim, qui avait trouvé à Berne pendant plus de trente ans sa patrie d’élection, a légué en 1985 au Musée des Beaux-Arts de Berne la collection la plus importante ses Å“uvres. Le Musée des Beaux-Arts de Berne expose actuellement après plus de 20 ans une rétrospective qui permet de redécouvrir la vie et l’Å“uvre de la célèbre artiste et l’une des éminentes représentantes du Surréalisme.
Meret Oppenheim (1913-1985) fut une artiste exceptionnelle dont les Å“uvres représentent une contribution importante à l’art du 20ème siècle. Mais elle doit avant tout sa renommée à l’une de ses Å“uvres surréalistes - le “Déjeuner en fourrure” qui est devenu un monument moderne de l’art de l’objet et se trouve en possession du MoMA de New York. Au début des années trente, alors qu’elle était encore très jeune, elle recherchait dans l’effervescence de la vie artistique parisienne la liberté qui lui était nécessaire.
C’est ici qu’elle édifia son propre mythe en se faisant photographier par Man Ray à l’âge de vingt ans dans la série de clichés devenus célèbres. Conjointement avec lui et Alberto Giacometti, Hans Arp, Max Ernst, René Magritte, Juan Mirò, Salvador Dali, Yves Tanguy, et Wassily Kandinsky, elle put exposer en 1933 au 6ème Salon des Surindépendants.
Grâce à son “Déjeuner en fourrure”, elle fut propulsée sous les feux de la rampe dans le cercle des Surréalistes et suscita une atmosphère de scandale, mais ce succès lui posa problème et elle retourna à Bâle où elle fréquenta l’Ecole d’Arts Appliqués et s’intéressa intensément à ses rêves et à la théorie du rêve de C.G. Jung. La “Steinfrau” (La femme pierre) est l’expression de la crise de stagnation, une Å“uvre clé pour comprendre la torpeur que vécut l’artiste et son impuissance physique. Dans un nouveau départ de créativité, elle élargit le format traditionnel et créa une Å“uvre diversifiée, souvent basée sur son subconscient et qui lui donna sa renommée de représentante éminente du Surréalisme.
Il n’est pratiquement pas d’autre personnalité artistique qui ait autant expérimenté, recherché, réprouvé, se soit attelée de nouveau à la tâche. Elle s’est toujours servie de ce qui était caché et invisible pour en faire un thème de son Å“uvre et elle a puisé dans une origine profonde des rêves, des associations, des pensées et des jeux. L’exposition reprend la méthode de travail mouvante de l’artiste et n’est pas classée selon des critères purement chronologiques mais selon des thèmes qui obéissent à son univers imaginaire: des scènes oniriques et des mascarades, des représentations de nuages multiformes et de nappes de brume, des peintures de paysages représentant des astres et des planètes, des serpents et des mythes, des peintures grotesques et des métamorphoses.
L’exposition offre ainsi la possibilité d’avoir une vision d’ensemble sur sa peinture, ses sculptures, dessins, objets, sa poésie, ses annotations de rêves et ses travaux de design et de voir sa célèbre Å“uvre surréaliste, le “Déjeuner en fourrure”, dans un contexte global.
Un catalogue accompagnera l’exposition: “Meret Oppenheim - Retrospektive - mit enorm wenig viel” (Editions Hatje Cantz, ISBN 3-7757-1746-3) et un livre pour enfants “Das Urtierchen, der Prinz und die Pelztasse, Meret Oppenheim für Kinder” (h.e.p. verlag ag)
Commissaire d’exposition: Dr Therese Bhattacharya-Stettler
Exposition 2.6. - 8.10.2006
Heures d’ouverture Mar 10h - 21h, Mer-Dim 10h - 17h
www.kunstmuseumbern.ch




















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