tales out of time
Mercredi, septembre 6th, 2006
Photo: Peter Gannushkin / downtownmusic.net
Peter Brötzmann / Joe McPhee / Kent Kessler / Michael Zerang

Photo: Peter Gannushkin / downtownmusic.net
Peter Brötzmann / Joe McPhee / Kent Kessler / Michael Zerang

Pour la première fois, les mélomanes disposent de l’Å“uvre complète de Thelonius Monk. Ce projet du pianiste et compositeur Alexander von Schlippenbach, grand connaisseur de l’Å“uvre de Monk, représentait un vrai défi. En effet, il fallait arranger toutes les compositions dans un laps de temps raisonnable – les longues pièces les plus élaborées comme les courtes pièces les plus concises. Schlippenbach et ses complices – Axel Dörner, Rudi Mahall, Jan Roder et Uli Jennessen – ont su éviter les pièges du purisme et de la lenteur.
DAY & TAXI “all” percaso production CD 011
Christoph Gallio / soprano & altosaxophone. Lindsay L. Cooper / bass. Dieter Ulrich / drums
Composed by Christoph Gallio (1,2,8,9,10), Lindsay L. Cooper (3,4,5,6,11,13), Dieter Ulrich (7) and Coward (12). Recorded October 4. and 5., 1991. By Andreas Rathgeb at Radiostudio Zürich. Mastered by Peter Pfister, Berikon. Cover Art: Gilbert & George (part of “All”), 1989
Christoph Gallio “Ã Gertrude Stein” percaso production CD 016
Christoph Gallio/ soprano & altosax. Ellen Christi/ voice. William Parker/ bass. Rashied Ali/ drums
Words by Gertrude Stein, Music by Christoph Gallio except 2,8,13,17 by Gallio / Christi / Parker / Ali. Recorded October 10 and 11, 1994 by Rick Rowe and Royston Langdon at Baby Monster Studios, New York. Mixed and edited by Max Spielmann at Elephant château, Basel. Mastered by Glenn Miller at Greenwood Studio Nunningen. Cover Art: Claudio Moser
William Parker et Rashied Ali s‘entendent à merveille. À eux deux, l‘ancien contrabassiste de Cecil Taylor et l‘ancien batteur de John Coltrane (mais ces références ne doivent pas occulter leurs autres démarches: elles y introduisent) forment un champ magnétique à l‘intérieur et autour duquel les saxophonistes puisent invinciblement et même captent une source d‘émission.
Diz and Getz(Verve 549 749-2/Universal).
Dizzy Gillespie (tp), Stan Getz ou Hank Mobley (ts), Oscar Peterson ou Wade Legge (p), Herb Ellis (g), Ray Brown ou Lou Hackney (b), Max Roach ou Charlie Persip (dm).
Dans les colonnes du dernier Jazz Magazine (n° 519, p. 35), Jacques Réda stigmatise ceux qui ont tendance à (trop ?) louer les qualités de Fats Navarro au détriment du pauvre Dizzy, ce qui ne serait pas très sérieux à l’égard de quelqu’un qui a tant révolutionné l’Histoire. « Le tort de Gillespie est de n’avoir pas eu la chance malheureuse d’être tragique » écrit l’ami Réda.
Ecm | Up for it/Antibes Juan les Pins 2002
Keith Jarrett (p),
Gary Peacock (b),
Jack DeJohnette (dm).
Il avait fait un temps de chien ce jour-là à Antibes. Au point que la performance du soir avait bien failli être annulée pour cause de pluie. Après les intempéries, c’est donc sous une espèce de coque de toile (aussi sans doute afin de concentrer le son pour l’enregistrement) que les musiciens allèrent s’installer in extremis pour le concert. Nous avions remarqué la gravité qui s’était emparé des trois hommes ce soir-là et noté le retour du trio vers l’orthodoxie d’un répertoire de standards (après un épisode discographique prétendument « free »).
SteepleChase SCCD 31539 | Preservation
Ted Brown (ts),
Harold Danko (p),
Dennis Irwin (b),
Jeff Hirshfield (dm).
Tristanien de la première heure (il se lie d’amitié avec Warne Marsh pendant son service militaire en 1946 avant de partir travailler à New York avec Lennie Tristano, dont il sera l’un des proches pendant sept ans), Ted Brown est un maître d’élégance et de logique mélodique, enjambant les barres de mesure avec souplesse et developpant un swing discret mais terriblement efficace.
Milestone MCD-9314 | Over The Rainbow
Scott (voc), Justin Robinson (as), David « Fathead » Newman ou Bob Kindred (ts), Grégoire Maret (hca), Joe Beck (g), Larry Willis ou Michael Kanan (p), Joe Locke (vib), George Mraz (b), Grady Tate ou Clarence Penn (dm).
A la question de savoir ce qu’il ressent d’avoir attendu cinquante ans avant d’être enfin reconnu, Jimmy Scott (75 ans, admiré en leur temps par Billie Holiday ou Charlie Parker) évoque Nelson Mandela : « Quand je travaillais comme employé aux livraisons ou comme concierge, je pensais à lui et à tout ce qu’il a traversé en prison. Quand il est sorti, il n’avait aucune amertume, on sentait que cet être humain avait grandi. Il s’était épanoui spirituellement. Il avait approfondi sa compassion et son amour pour l’humanité. Il lui fallait simplement attendre que son jour arrive. C’est à ce type d’attente que je m’apparente ».